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Il serait la clé du plaisir absolu. Le Graal de la jouissance féminine. Mythe pour certains, réalité anatomique pour d’autres, le point G est surtout à l’origine de beaucoup d’idées reçues .
Hommes et femmes le cherchent sans relâche depuis sa découverte, en 1950, par Ernst Gräfenberg, un gynécologue allemand. Les médias, en particulier les magazines féminins, ne cessent de lui faire la part belle. Le point G : une zone potentiellement érogène, de la taille d’une pièce de monnaie, qui serait située à 4-5 centimètres de l’entrée du vagin, sur sa face antérieure -du côté de la vessie-. Stimulé, ce point constitué d’un noyau fibreux très innervé, gonflerait et provoquerait une grande excitation. Parfois, il serait même à l’origine, chez certaines femmes, d’une sorte d’éjaculation. Un phénomène amplifié chez les femmes fontaines.
Mais au sein de la communauté scientifique, les avis divergent. Chercheurs et sexologues ne s’accordent pas sur son existence. Ravivant la polémique, une équipe du King’s Collège de Londres a publié, en janvier dernier, les résultats d’une étude menée sur plus de 1 800 femmes. Uniquement des jumelles. Leur postulat : si l’une déclarait avoir un point G, sa soeur devrait en avoir un aussi, puisqu’elles ont le même ADN. Conclusion de l’étude : le point G serait une « donnée totalement subjective ».
Existe-t-il un point G ? Plusieurs, comme pour la philosophie tantrique (un à un centimètre au-dessus du premier et les deux autres de part et d’autre sur les parois latérales du vagin) ? Mythe ou réalité, le point G continue de faire fantasmer, d’alimenter le débat et surtout, les idées reçues. En savoir plus »
